Comprendre le MAL DE DOS grâce à cette Émission Vidéo – C’est physique ET psychologique !

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Comprendre le mal de dosAujourd’hui, c’est votre dos qui passe sous notre microscope, on dit souvent qu’il est le mal du siècle, plus de 80% des Français souffrent du dos, il faut dire que nous le sollicitons beaucoup puisque chaque jour nous l’inclinons entre 1500 et 2000 fois.

Les douleurs peuvent concerner la nuque, le milieu ou le bas du dos, elles peuvent être musculaire ou plus grave, quand la colonne vertébrale, en est à l’origine. Mais d’où peut venir le mal de dos, quelle est la part du stress dans ces douleurs et comment le vive les malades, enfin, comment soigner cette pathologie ?

L’Émission Vidéo :

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Ci-dessous, la transcription de la vidéo :

Pour répondre à ces questions, j’accueille Pierre Olivier Pinelli, chirurgien-orthopédiste à l’hôpital de la Conception et à l’institut du mouvement et de l’appareil locomoteur à Sainte-Marguerite, Bonjour.

Pierre Olivier Pinelli : Bonjour.

Et bienvenue. J’accueille aussi le Professeur Jean Naudin, psychiatre dans les hôpitaux Sud, bienvenue.

Jean Naudin : Bonjour.

Alors, on va commencer par définir les différents mal de dos, déjà pour définir ces douleurs, on parle de lombalgie, mais qu’est ce qu’on entend par Lombalgie ?

Pierre Olivier Pinelli : Alors, la lombalgie, comme son, on va dire comme son nom l’indique est une douleur qui siège dans les, dans les lombes, dans la partie toute basse du dos, c’est une région qui intéresse donc les, les vertèbres lombaires. Cette lombalgie peut revêtir plusieurs caractères : la lombalgie aigues ou la lombalgie chronique.

Classiquement, la pathologie la plus fréquente concerne les lombalgies aigues, vous faites, tout d’un coup vous venez consulter parce que vous avez eu une douleur de dos violente, mais une grande partie de nos consultations sont faites aussi par des patients quand ils souffrent depuis un certain temps, du dos et alors là, les raisons en sont parfois mystérieuses.

Alors, justement, on va y revenir. Déjà, comment on peut distinguer les douleurs musculaires, des douleurs vertébrales ? Je crois que ce n’est pas évident.

Pierre Olivier Pinelli : Alors non, ce n’est effectivement pas évident, alors je me suis permis de venir avec une modélisation de la colonne vertébrale, en tout cas de son, de la partie la plus basse de la colonne vertébrale, simplement pour dire à nos téléspectateurs que tout autour de cet empilement de pièce osseuse, il y a évidemment un certain nombre de muscle et un certain nombre d’articulation et l’ensemble de ces structures, qu’elle soit osseuse, musculaire, ligamentaire ou discale, peut être responsable, peut être à l’origine de douleurs et évidemment, il est dite, parfois, voir très difficile de faire la part des choses.

Alors, évidemment, on a des signes cliniques qui permettent de nous orienter assez précisément sur des problèmes très particuliers, mais vous imaginez bien que dans cet univers complexe, fait d’os, de muscle, de ligament, ce n’est pas toujours facile de faire la part des choses, surtout et c’est la raison pour laquelle j’imagine que vous avez invité Jean Naudin, surtout que parfois, rentre en cause, rentre en ligne de compte, certains psycho-sociaux, de manière relativement importante.

Justement parce que dans 95% des cas de lombalgie, l’origine est mal identifiée, alors comment savoir finalement un petit peu, d’où vient ce problème de dos ?

Pierre Olivier Pinelli : Alors, la, la première chose est d’évidemment d’aller consulter un médecin, ce médecin n’aura pas pour rôle de faire une partie du tri et de voir tout d’abord s’il peut traiter lui-même parce que c’est la plupart temps, on peut traiter cela par des traitements classiques ou parfois de la kinésithérapie, et parfois et évidemment, cela relève d’une intervention chirurgicale, mais dans un certain nombre de cas, lorsque la douleur est là depuis longtemps, que ce soit la chirurgie ou bien d’autre médecine ne se, n’arrivent pas à résoudre la, la totalité des problèmes.

Bon Jean Naudin, vous êtes psychiatre, vous recevez des patients qui viennent pour des maux de dos ou même pas du tout, pour des maux de dos justement, mais qu’est ce qu’ils vous disent ? Ces patients ?

Jean Naudin : Alors, j’ai oublié d’ajouter à l’univers décrit par mon collègue Pinelli, l’idée que bien sûr le dos est fait de muscle, de ligament et de vertèbre, mais il est aussi fait de sentiment, d’une certaine manière et je crois que les personnes comme il m’arrive de voir et qui ont mal au dos, en générale se plaigne de quelque chose et se plaignent aussi de ce qu’elle vive. C’est plus un mal de vivre, quelque chose qui est lié au stress, au mal être et qui est, qui a du mal à être nommé, et je crois que c’est pour cela que les

Et justement alors, qu’est ce qu’il vous dise ces patients quand ils arrivent ? Quels sont leurs mots à eux ?

Jean Naudin : La plupart du temps, ils le disent seul, ils disent quelque chose, il y a toujours un moment où ils disent qu’ils en ont plein le dos par exemple ou que la responsabilité est difficile à endosser ou que, mais en faite, ils ne s’aperçoivent pas de ce qu’ils disent, ils le disent sans l’entendre et mon travail, quelque part, c’est de leurs faire entendre ce qu’ils viennent de dire.

Alors, un mal de dos peut affecter les os de la colonne vertébrale, les vertèbres qui aident donc à supporter notre poids, les articulations, les disques, mais aussi les muscles, les ligaments, mais comment établir un diagnostic ? justement quand le patient vient pour un problème de dos.

Pierre Olivier Pinelli : Alors, vous l’avez dit, les douleurs peuvent avoir plusieurs origines, que ce soit les disques, comme on le voit ici entre chacune des pièces osseuses, que ce soit les articulations et on le voit ici sur la partie postérieure, nous avons plusieurs articulations et si vous regardez bien, chacune d’entre elle, en a à sa fois une paire d’articulation postérieure, à chaque fois un disque et tous ces étages là, si je peux me permettre de les nommer étages, tous ces étages là peuvent être à l’origine de douleur.

Alors, avec le vieillissement, les articulations s’usent et on le voit très nettement au niveau de la hanche ou du genou et parfois, les patients les plus âgés vous diront : « J’ai des becs de perroquet », alors, les becs de perroquets se sont des petites excroissances osseuses qui peuvent effectivement gêner, au niveau des articulations, entre les vertèbres, mais ce n’est pas vraiment les becs de perroquet qui sont douloureuses, c’est simplement la souffrance articulaire elle-même.

Alors, parfois les malades justement, Jean Naudin, ont mal au dos, mais c’est des douleurs qui ne sont pas forcément physique, en tout cas visible et d’où l’importance donc d’en parler, donc là le, votre rôle, un petit peu, quel est il justement avec ces patients là ?

Jean Naudin : Je crois que cela, effectivement, ce ne sont pas de douleurs visibles, mais les douleurs en générale ne sont pas visibles, ce qui est difficile c’est de les évaluer et je crois que ce que l’on peut repérer d’abord, c’est une plainte, que notre travail c’est d’écouter une plainte et de comprendre que cette plainte en générale c’est inscrit dans une histoire et la personne spontanément qui parle de son mal de dos forcément raconte une histoire et cette histoire est déjà souvent pleine de sens, lourde de sens et une fois qu’on a commencé à parler, le mal de dos n’est souvent plus au premier plan, ce qui est au premier plan ce sont les causes du stress, l’inquiétude, l’anxiété et l’anticipation de quelque chose de, d’un problème, enfin tout ce qui fait le, l’ordinaire du, de la vie d’un psychiatre.

Parce que, quelle est le point commun de tous ces maux, je crois que ces des maux qui peuvent durer parfois plusieurs années et qui peuvent avoir une incidence très importante sur le quotidien des malades finalement, cela c’est des choses que vous retrouvez, vous, quand les patients viennent vous consulter ?

Pierre Olivier Pinelli : Effectivement, au bout d’un certain temps, il est évident qu’une douleur qui s’installe dans la durée finit par un retentissement psychologique et surtout, même au niveau professionnel, peut empêcher une reprise normale de ses activités professionnelles et peut même parfois entrainer un reclassement professionnel qui n’est pas toujours facile.

Alors, avant de continuer, je vous propose de regarder ce reportage, en cas de problème de dos et en fonction d’un bilan clinique et fonctionnel pour chaque patient, le médecin peut prescrire des séances de kinésithérapie, le but est de renforcer notamment l’ascension lombaire, mais comment se passe une séance de rééducation ? Nous nous sommes rendus au Centre Phocéa dans le 9ème arrondissement de Marseille, regardez :

Kinésithérapeute : Le but, après cela va de monter à 100% et au fur et à mesure, on va modifier, on va faire plusieurs.
X : Fabienne vient 3 fois par semaines chez son kinésithérapeute, atteinte d’une Spondylarthrite Ankilosante, une maladie inflammatoire chronique qui touche le rachis et les articulations, elle doit effectuer des exercices tous les jours. Dans cette maladie, les douleurs lombaires sont fréquentes.
Fabienne Vianey : J’ai des douleurs sur tout le rachis, c’est-à-dire cervicale, épaule et bassin, et nous sommes passés aujourd’hui à cette exercice afin de rééquilibrer l’intégralité de, du corps quoi, d’essayer de muscler en harmonie tout le corps en même temps et de trouver surtout un recentrage et un équilibrage, voilà, puisque je perds la stabilité.
X : Aujourd’hui l’utilisation de cet appareil vient en complément de son traitement.
Fabrice Peronie : L’optique de la machine, c’est un petit peu de reprogrammer le corps dans son ensemble et dans le cadre donc d’un traitement au niveau du rachis et c’est particulièrement au niveau de la lombalgie, de la prendre de façon réflexe au niveau posturale et à le reproduire tout en étant dans un milieu instable en faisant un effort qui se, qui est paramétré et qui est symétrique.
X : Pour conserver des articulations souples et une bonne position, les séances de kiné et de balnéothérapie sont essentielles pour elle comme pour de nombreux patients atteint de lombalgie. Pour ce type de douleur, les kinésithérapeutes préconisent notamment des exercices de pédalage avec les lombaires bien verrouiller pour faire travailler les abdominaux.
Hervé Collado : L’objectif de la kinésithérapie dans un premier temps, c’est d’être antalgique avec les techniques de massage de balnéothérapie puis, c’est rapidement aller dans le sens de l’activité sportive, peut être pas sportive, mais physique en tout cas, et puis, progressivement reprendre l’activité professionnelle le plus rapidement possible.
Y : Tu te mets plus droite, voilà, tu verrouille bien ton bassin, tu montes ton genou droit vers la poitrine.
X : Pour traiter les lombalgies, les médecins recommandent aux patients de ne pas rester immobiles chez eux sous peine d’aggraver leurs douleurs. La kinésithérapie leurs permet, chacun à leurs rythmes de remarcher, prendre leurs voitures jusqu’à retrouver une activité sportive et professionnelle, la plus normale possible.

Retour plateau :

Donc, contrairement à ce que l’on pense, donc il vaut mieux essayer d’être actif plutôt que de rester chez soi quand on a justement une pathologie du dos, cela vous le partagez ce sentiment là ?

Pierre Olivier Pinelli : Je partage complètement ce sentiment là et un des exemples les plus frappant que l’on voit, tous les jours dans les services de chirurgie, c’est que, les patients que je suis parfois amenés à opérer de la hanche ou du genou, le lendemain ou le sur lendemain de l’intervention parce qu’ils ont alité pendant 24 ou 48 heures, se plaignent non pas de l’endroit où ils ont été opérés, mais ils ont mal au dos, curieusement, comme quoi le repos lui-même peut, n’est pas une bonne chose en cas de lombalgie et il faut absolument entretenir sa ceinture lombaire, y compris les muscles de la, de toute la sangle lombaire et la sangle abdominale.

Jean Naudin, vous c’est aussi un conseil que vous faites aux personnes que vous voyez, effectivement de ne pas rester chez soi, mais de, mais d’être actif, cela c’est, cela peut aider à diminuer les douleurs ?

Jean Naudin : Absolument, l’activité c’est, elle fait certainement partie du traitement en général et peut être aussi que le mal au dos se présente lui-même comme une sorte d’obstacle à l’activité, d’obstacle à la, au niveau des rebonds de la vie, qu’en faite, surmonter cet obstacle, cela fait déjà partie d’un premier pas vers la, le mieux être, l’équilibre comme disait la dame.

Alors oui, justement, quelle est la part de stress dans ces douleurs parce que c’est vrai qu’on dit souvent que le, voilà, le stress qui provoque un petit peu des schémas de tension musculaire peut, voilà, peut provoquer un mal de dos, mais finalement d’où il peut venir ce stress ? C’est cela un petit peu la question.

Jean Naudin : Alors, le stress est évidemment un facteur important des, des maux de dos, on peut s’interroger sur la, l’organe quelque part que le stress choisi pour exprimer son mal de dos et l’une des premières choses importantes à dire c’est que le dos, c’est quand même un organe où, enfin, le dos un organe, ce n’est pas un organe, mais disons que c’est la colonne vertébrale, etc.

Le dos a une signification symbolique importante, d’une part c’est celle de la responsabilité, le mot « endosser » signifie par exemple, c’est ta responsabilité, d’autre part, c’est celle de l’orientation, le faite que l’on regarde devant soi, et qu’est ce qui se passe dans notre dos ? On ne peut pas le voir.

Et dans ces deux cas certains stress sont particulièrement menaçant pour le dos, lorsque vous avez un patron sur le dos par exemple, qui est derrière, imaginez que vous êtes secrétaire et que vous avez votre patron derrière vous qui vous impose comme cela de, qui essaie de guider votre souris, pendant, sans vous laisser de pause, c’est stressant parce que cela se rapproche finalement du harcèlement, cela fait poser sur vous une charge qui est excessive et une responsabilité qui est excessive, qu’on est peut être pas capable d’endosser en permanence. Donc, il y a un lien entre le stress et le mal de dos, sur un plan symbolique très intime, c’est une métaphore.

Au niveau des traitements, comment cela se passe ? Donc il n’existe pas un traitement unique pour une lombalgie du fait de la diversité des formes qu’elles peuvent prendre, mais quelles pathologies peuvent donner lieu à un traitement médical précis ?

Pierre Olivier Pinelli : Alors, toutes les pathologies, la lombalgie et qu’elle soit aigue, sub-aigue ou chronique, peut donner, donne lieu dans tous les cas à un traitement médical précis. La difficulté pour nous chirurgien sera de déterminer l’heure de la chirurgie si chirurgie et opération il doit y avoir.

Alors, justement, dans le cas donc de douleur chronique, ces différents examens doivent être réalisés pour vous permettre de, d’établir un diagnostic, donc notamment, des clichés radiographiques, je crois que vous faites aussi des clichés en position assise, pourquoi ?

Pierre Olivier Pinelli : Absolument, la plupart des clichés que l’on réalise sont des instantanés, ce sont des photos dans une position bien précise, or, la colonne vertébrale, dans son utilisation quotidienne et vous l’avez dit au tout début de votre émission, c’est un ensemble de pièce osseuse qui est mouvement et les douleurs surviennent, en règle général, au cour de ces mouvement de la colonne vertébrale, et aujourd’hui, on a tendance, ce que l’on propose, ce que l’on fait, c’est des instantanés dans différentes positions de la colonne vertébrale et la position assise ou la position penchée d’un côté ou de l’autre sont des instantanées que l’on étudie pour déterminer s’il y a quelque part une raison à ces douleurs vertébrales.

Alors, au début, j’imagine qu’on ne cherche pas à intervenir chirurgicalement, mais donc, quel est le processus de soin, à quel moment est ce qu’on envisage une opération ?

Pierre Olivier Pinelli : Je vais essayer d’être clair, les opérations ne s’envisagent dans certain cas très particulier et je prendrai par exemple le cas de la hernie discale, la hernie discale doit faire dans un premier lieu l’objet d’un traitement médical et peut être même en y associant de la kinésithérapie.

Mais la hernie donc, juste pour rappeler, c’est cette affection, quoi, des petits cousins qu’il y a ?

Pierre Olivier Pinelli : C’est cette. Effectivement, c’est cette affection des disques intervertébraux, qui sont formés de 2 parties, grosso modo, vous avez une partie centrale qui est moelle et une partie périphérique qui est un peu plus fibreuse, un peu plus rigide et parfois, cette partie centrale vient faire hernie, sortir comme on peut le voir ici, à l’extérieur même du périmètre du disque et vient irriter une de ces racines nerveuses que l’on voit, qui fait donc partie des racines du nerfs sciatiques ou des racines du nerfs crural par exemple, c’est ce qui occasionne les douleurs de sciatique ou de cruralgie.

La hernie discale, lorsqu’elle donne des, une symptomatologie très importante, une douleur que l’on n’arrive pas à calmer ou bien, une, un retentissement moteur, c’est-à-dire une paralysie ou une faiblesse brutale dans les muscles de la jambe, peut donner lieu effectivement à une intervention chirurgicale car la racine nerveuse est comprimée, il faut absolument lever, en urgence cette compression.

Donc du coup, là les résultats, qu’est ce que cela, cela peut provoquer pour le patient ? C’est un bénéfice ?

Pierre Olivier Pinelli : C’est un bénéfice immédiat, c’est une intervention dont le bénéfice est instantané, vous partez voir votre patient en salle de réveil, il vous dit tout de suite qu’il est libéré, c’est quelque chose de presque miraculeux.

Jean Naudin, on va revenir à, donc la douleur chronique, est ce que la part émotionnelle peut créer ou entretenir justement des phénomènes douloureux, sans signe physique ? On en a déjà parlé un petit peu avant, est ce que donc, c’est possible que voilà, on dit, on n’ait pas de signe, mais on ressent une douleur qui puisse durer des années ?

Jean Naudin : C’est tout à fait possible, surtout qu’il n’y a pas tellement de, d’opposition finalement, radicalement, entre le corps et l’esprit, les deux sont intimement liés et d’autre part, ce qui, à mon avis, engendre la douleur, c’est la répétition, c’est le fait que le stress n’est pas ponctuel, comme cela c’est quelque chose qui se répète et cela peut, on imagine assez facilement entrainer des contractions répétées, des attitudes, des postures qui sont des postures de déséquilibre, cela peut tout à fait se comprendre en terme de cause, d’étiologie et par ailleurs, la répétition même crée de l’ennui, du ressentiment, des émotions qui peuvent entrainer à elle seule une douleur.

Docteur Pinelli, vous c’est, donc, cela vous arrive de conseiller à un patient qui n’arrive pas à trouver de réponse à son mal, justement de, d’aller peut être voir un psychiatre pour essayer d’expliquer un peu son mal et peut être de trouver des réponses ?

Pierre Olivier Pinelli : Alors, cette, cela m’arrive, mais pour tout vous dire c’est relativement rare parce que quand vous êtes patient, que vous allez voir un médecin, on va dire, somaticien comme je suis, ou comme le sont les médecins généralistes et que vous dites que vous allez mal au dos, c’est dans votre tête que cela se passe, en règle général, c’est très mal reçu, surtout qu’il faut d’abord éliminer toutes les autres possibilités puisqu’on a bien vu que c’était un centre de muscle, de ligament et qu’on a tout un arsenal thérapeutique qui peut être proposé dans un premier temps, mais, effectivement lorsque la douleur est installée depuis longtemps, par son retentissement qu’elle a, notamment par son vécu et puis, lorsque vous avez mal tous les jours, à toutes les heures de la journée, en permanence, il est évident que cela finit par, comme on dit vulgairement : « vous taper sur le système ».

Et, il y a des patients pour qui Jean Naudin, du jour au lendemain, ils peuvent y avoir justement un déclique et la disparition de douleur, comme cela, de manière soudaine ?

Jean Naudin : Alors, cela peut tout à fait arriver, en général, c’est souvent à un moment où ne l’avait pas prévu et c’est souvent décalé, un petit peu plus tard, sans qu’on s’en aperçoive, en faite, on s’en aperçoit surtout quand cela disparait et à ce moment là, au moment où la douleur disparait, au moment où elle, on ressent une sorte de manque et on s’aperçoit de, on se demande : « Mais pourquoi j’ai supporté cela si longtemps ? ».

Par rapport à la question de mon indication, j’ai juste un petit mot à dire et je n’ai jamais vu un seul patient qui me soit adressé par un médecin somaticien, avec l’idée que le stress aurait provoqué la douleur et qui revienne me voir après m’avoir vu une fois, je crois que cela ne fonctionne pas l’indication en général, mais elle n’est pas bonne parce que la personne a l’impression qu’on lui dit qu’elle n’a rien alors que la douleur elle-même, par essence, c’est physique et même lorsque vous avez une dépression, vous souffrez physiquement.

Mais comment justement arriver à se convaincre soi-même, à ce moment là qu’on, il y a peut être quelque chose à aller chercher plus profondément ? Qui n’est pas forcément du à un problème, donc physique ?

Jean Naudin : On peut aussi venir voir un psychiatre ou un psychothérapeute simplement parce qu’on en a marre et que le faite d’avoir mal au dos est déjà en soi est un problème et une souffrance morale et la plupart des personnes que j’ai vu, qui avait mal au dos, venait me voir parce que tout simplement, elles en avaient marre d’avoir mal au dos et puis, après, on en parle et ils, le sens dérive et on peut sortir de cette situation qui était au départ un peu fermée.

Pierre Olivier Pinelli, en cas de déformation de la colonne vertébrale, qu’est ce que vous préconisez comme traitement ?

Pierre Olivier Pinelli : Alors, parmi les déformations de la colonne vertébrale, il faut en voir 2 types, le premier type concerne l’enfance et l’adolescence surtout, c’est ce que l’on appelle : « les scolioses », c’est le dos déformé avec ce qu’on a appelé autrefois, les patients qui étaient, on va dire un petit peu bossu, dans ce cas là, évidemment, il faut suivre ces patients, parce qu’une scoliose, ce n’est pas forcément douloureux et c’est, il faut être extrêmement vigilent pendant l’adolescence ;

l’autre cas de déformation, ce sont les déformations de la colonne vertébrale que l’on observe chez les sujets âgés parce qu’avec le vieillissement, les tissus commencent à s’affaiblir et les moyens d’union entre les vertèbres finissent parfois, par lâcher et c’est dans ces situations là où les moyens d’union lâchent, les ligaments lâchent, les disques lâchent, qu’il peut être nécessaire de réaliser une intervention chirurgicale dont l’objectif est de remplacer ces moyens d’union et de fixer deux vertèbres qui commencent à trop se déplacer l’une par rapport à l’autre.

Alors, que pensez-vous du recours à d’autres traitements quand, donc, voilà le malade n’a pas finalement réussi à soigner sa douleur, donc en complément, il s’agit de consultation avec un ostéopathe et un acupuncteur, est ce que cela peut être intéressant ?

Pierre Olivier Pinelli : Je pense oui, oui je pense que le, évidemment il n’existe pas un seul moyen de traiter une pathologie dont l’origine est multifactorielle, nous avons de nombreux moyens, que ce soit les médecins, les allopathes, les somaticiens, le chirurgien lorsqu’il doit intervenir évidemment, il ne faut qu’il perde de temps, mais les ostéopathes, les chiropracteurs, les mésothérapeutes, les kinésithérapeutes, les posturologues, tout le monde a sa place dans le traitement de la lombalgie.

Alors, comment apprendre à ménager son dos et à en prendre soin au quotidien, justement, je vous propose d’écouter quelques conseils d’Hervé Collado qu’on a vu tout à l’heure dans notre reportage, on écoute :

Hervé Collado : Premièrement, cela va partir sur le fait de ne pas forcément prendre beaucoup de poids puisque plus on a un surpoids, plus c’est le dos qui va souffrir, et deuxièmement, cela va être des conseils très simples sur les actes de la vie quotidienne.

Par exemple, savoir ramasser un objet pour avoir des précautions sur son dos, cela va être de savoir, cela parait tout bête, mais savoir se brosser les dents sans pour autant solliciter trop les lombaires, cela va être, comment rentre ou sortir d’une voiture, voilà, il y a tout un tas de conseils au quotidien qui doivent devenir automatique chez le patient, et qui pourront préserver ce patient au fil des années.

Par exemple, un patient qui aime jardiner le dimanche, l’idée c’est de lui faire comprendre qu’il va falloir travailler surtout avec ses jambes et ses membres inférieurs et qu’il aille ramasser des objets, qu’il aille se mettre près du sol, plutôt en fléchissant ses jambes, plutôt qu’en usant de son dos et en courbant son dos ou en, par le biais des forces biomécaniques.

En faite, avec une flexion du dos, on va avoir des forces qui agissent sur ce dos et qui vont être vraiment délétères. Donc, l’idée c’est toute la flexion, le fait de se pencher, c’est de faire prendre en charge cela par les membres inférieurs et pas par le dos.

Retour plateau :

Alors, quel autre conseil on pourrait donner au patient qui est atteint de ces pathologies là ? Donc, l’activité physique, le Yoga aussi éventuellement, cela peut aussi avoir d’autres bénéfiques ?

Pierre Olivier Pinelli : Et oui, le Yoga, le Yoga peut faire partie de l’artifice thérapeutique, absolument.

Et le fait de nommer la maladie également Jean Naudin, d’en parler ?

Jean Naudin : C’est une chose important, je crois, quand on va voir un thérapeute, quelque soit sa spécialité, ce qui compte, c’est qu’il associe un geste et une parole et le geste, en général, montre là où cela fait mal, touche le point sensible et puis, la parole nomme les choses, ce qui permet de l’inscrire dans une histoire et ce qui va soigner, c’est le fait d’en faire une histoire.

Donc, en cas de problème de dos, donc, qui consultez en premier lieu, son médecin généraliste et c’est lui ensuite qui va réorienter ?

Pierre Olivier Pinelli : Absolument.

Très bien. Un mot sur la sciatique peut être, on en a un petit peu parlé, quel est, est ce que cela se soigne une sciatique ?

Pierre Olivier Pinelli : Bien sûr que cela se soigne une sciatique, donc, pour, revenons un tout petit moment, un court instant sur la sciatique, la sciatique est donc une douleur qui nait dans le dos et qui suit le trajet du nerf sciatique, c’est-à-dire qu’il passe dans la fesse, puis tout le long de la jambe et cela peut descendre jusqu’au pied, la sciatique traduit simplement une souffrance d’une des racines du nerf sciatique, si cette souffrance trouve une origine mécanique dans une hernie discale, lorsque cette hernie est volumineuse et qu’elle résiste au traitement médical, évidemment, elle peut faire l’objet d’un traitement chirurgical, mais il faut aussi savoir qu’un sciatique peut se traiter médicalement également.

Bon, je vous remercie en tous les cas, tous les deux d’être venu sur notre plateau. Donc, c’est la fin de cette émission. Merci à vous de l’avoir suivi, je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau « C la santé », Bonne journée à tous.

Pierre Olivier Pinelli : Merci beaucoup.

Jean Naudin : Merci.

Dites en commentaire si vous avez appris des choses importantes (voir, essentielles) sur cette pathologie du « mal de dos ».

Pour en apprendre plus sur votre dos, il existe une méthode : comment soulager votre mal de dos en seulement 7 jours (dont des extraits sont accessibles ci-dessous).

methode-soulager-mal-de-dos

 

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