Tout sur les Hémorroïdes – Externes, Internes, les Symptomes, le Traitement

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Soulagez naturellement vos hémorroïdesUn Français sur deux souffrira d’une crise d’Hémorroïde après 50 ans, une pathologie courante, mais il reste encore difficile d’en parler à son médecin, pourtant des solutions existent.

Ce qu’il faut savoir c’est que tout le monde a des Hémorroïdes, cela fait partie de la structure normale du rectum et il joue un rôle essentiel de l’anus… La vidéo de l’émission TV :

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Ci-dessous, la transcription de l’émission :

Le rectum est la partie entouré de muscle que vous voyez ici et en bas, vous avez le Sphincter anal, une sorte en faite d’anneau qui permet de contenir les matières fécales et d’éviter les incontinences.

Comme tous les organes, l’anus est vascularisé par des artères et des veines, les veines forment des sortes de paquets de vaisseaux comme de varices, ce sont donc les Hémorroïdes. On en a des externes, ici, situés en bas, donc, contre la peau de l’anus et le sphincter et puis d’autres qui sont situés un peu plus en amont, qu’on appelle les Hémorroïdes internes.

On va voir ça à l’intérieur, on va se rendre à l’intérieur du rectum, grâce à cette animation, tout au bout, vous allez voir, on va prendre une vue d’avion, voilà, alors on va se retrouver à l’intérieur, vue d’avion, là au bout, évidemment, c’est la sortie, il y a environ 3 ou 4 hémorroïdes tout autour de la paroi, qui forment une sorte de coussinet et en gonflant, elles assurent l’étanchéité anale et aide à séparer les selles des flatulences. Les problèmes commencent quand ces hémorroïdes deviennent sujette à une inflammation ou que les tissus qui les soutiennent se relâchent, elles peuvent alors se dilater et glisser.

Commencez à regarder… Et hop, elle glisse en emportant plus bas la muqueuse jusqu’à l’anus, voir même à l’extérieur, c’est ce qu’on appelle le prolapsus hémorroïdaire et là, les hémorroïdes peuvent suinter et saigner, mais généralement, cela ne provoque pas de douleur.

En revanche, quand ce sont ces hémorroïdes externes qui se dilatent excessivement, un caillot sanguin peut venir se former, boucher le vaisseau, on appelle cela une Thrombose. Là, il y a un risque de douleur très importante, la crise hémorroïdaire, cela peut faire vraiment très mal.

On va parler de tout cela avec nos invités, pour répondre à vos questions le Docteur Philippe Godeberge, Gastro-entérologue et Proctologue à l’Institut mutualiste Montsouris à Paris.

Bonjour !

Dr Philippe Godeberge : Bonjour !

Marina Carrère d’Encausse : Et on accueille Noel

Bonjour Noël !

Noel : Bonjour !

Alors, vous avez une histoire familiale d’hémorroïde, ce n’est pas de chance quand même, vous avez souffert d’hémorroïde jeune, vous aviez 17 ans déjà quand cela a commencé, c’est ça ?

Noel : oui, oui, tout à fait, oui, oui !

Et toute la famille en avait…

Noel : Quasiment, quasiment. Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs, ooo !!! comme dit la chanson.

On va parler de cela, mais c’est exceptionnel, non ? Une histoire familiale d’hémorroïde ?

Dr Philippe Godeberge : Alors, en faite, c’est fréquent de retrouver dans son entourage et dans sa famille une pathologie fréquente, quand les gens ont un rhume et que toute la famille à un rhume, on ne dit pas que le rhume est héréditaire.

Oui.

Dr Philippe Godeberge : Alors là, il peut y avoir des causes héréditaires, mais d’une façon générale, c’est, il n’y a pas de notion héréditaire dans la maladie hémorroïdaire.

Noel : oui.

Dr Philippe Godeberge : Il peut y avoir une raison sociale qui fait que le régime, l’alimentation, la façon d’aller à la selle de la famille est plutôt une famille un petit peu constipée et c’est un peu plus fréquent dans la famille, mais à la limite, de toute façon, individuellement, cela ne change rien, ce n’est pas parce qu’on a un antécédent, qu’on va être pris en charge différemment.

Oui, oui, c’est sûr, non, mais 17 ans, c’est vrai que c’est jeune hein ?

Dr Philippe Godeberge : 17 ans, ce n’est pas vieux.

Noel : C’est vrai que les toilettes étaient au fond du Jar là, comme le chante machin.

Dr Philippe Godeberge : Mais cela c’est une réflexion importante.

Noel : oui, oui.

Dr Philippe Godeberge : Par exemple, c’est quelque chose qu’on demande souvent aux gens, c’est leurs passés, leurs vécus et jeune, le fait de vivre en pension.

Noel : C’est le cas aussi.

Dr Philippe Godeberge : D’avoir effectivement des toilettes peu accessibles, qui font peur, voilà.

Parce que vivre, en faite, c’est cela ? Oui, d’accord.

Dr Philippe Godeberge : On a des constipations qui s’installent par habitude à cause de ce blocage lié à l’environnement.

Ces hémorroïdes vous faisaient souffrir ?

Noel : Pas au début, là je parle sous le contrôle de notre Proctologue préféré, c’est très assidu, pour ma part, je pense que c’est généralisé, il nous le dira, puisque cela démarre par une petite chose qui n’est pas gênante, qui s’en va le lendemain matin, je vous la fais courte, après, les crises vont s’accélérer, durer de plus en plus longtemps et d’être de plus en plus douloureuse et moi,

Et vous aviez mal quand vous alliez à la selle ou tout le temps à la fin ?

Noel : A la fin, non. C’étaient des crises dont le record a été abominable, c’est 3 semaines consécutives.

D’accord !

Noel : C’est l’enfer quoi et ce que je veux dire c’est que, j’étais informé très vite de ce qui était en train de m’arriver étant donné la tradition

Familiale.

Noel : familiale de cette difficulté chez nous. Très vite au bout de 3 à 4 crises, j’ai su que j’étais rattrapé par le malheur familial dans ce registre quoi.

On va revoir ce que vous aviez suivi comme traitement, on vous demande quel régime alimentaire suivre quand on est sujet aux hémorroïdes ?

Dr Philippe Godeberge : Alors, il n’y a pas de traitements spécifiques des hémorroïdes, c’est-à-dire que ce n’est pas en privilégiant certains aliments ou en excluant d’autres que l’on ne va pas ou se mettre à l’abri de la maladie hémorroïdaire.

Donc aggrave la situation ?

Dr Philippe Godeberge : Alors, la seule chose qui est vraie, c’est que tout ce qui est un régime riche en fibre et favorable en transit va éviter d’aggraver la maladie hémorroïdaire. La maladie hémorroïdaire, c’est une maladie dégénérative, c’est comme la presbytie, les cheveux blancs, l’arthrose, c’est quelque chose qui est inéluctablement va augmenter simplement. Bien évidemment, quand on est gros, on fatigue ses genoux, on a plus d’arthrose, si on est constipé, on pousse plus sur ses hémorroïdes et on va avoir plus de … Tout régime coloré, riche en haricot vert, en orange, en fruit et en fibre, bon pour le transite, va éviter ou limiter la maladie hémorroïdaire.

Mangeons coloré.

Dr Philippe Godeberge : Mangeons coloré. C’est un repère très simple pour les gens qui ont autres choses à faire que s’occuper de leur régime, qui sont un peu occupés. Quand votre assiette est blanche,

Dr Philippe Godeberge : cela veut dire que vous prenez du riz, du poisson blanc, des sauces blanches et que cela, c’est pauvre en résidu, quand l’assiette est de couleur et bien, cela veut dire que vous mangez des résidus

Est-ce simple ?

Dr Philippe Godeberge : et que cela c’est un bon moyen, simple, pour le faire.

Si l’on ne fait rien à part quelques crèmes, les hémorroïdes peuvent elle disparaitre avec le temps ? Est-ce qu’il y a une disparition spontanée des hémorroïdes ?

Dr Philippe Godeberge : Alors, Monsieur l’a très bien dit, il y a des phases d’activité et des phases de moindre activité, avec parfois sur ces périodes d’activité, des moments où ils peuvent y avoir une petite crise se rajouter. Alors, c’est vrai que parfois avec le temps, la symptomatologie peut s’atténuer, par exemple parce que des gens qui ont un mode de vie qui est tendu, stressant, ont des toilettes non accessibles ou des gens qui travaillent sur un chantier et puis qui, au moment de sa retraite va avoir un transite plus confortable, peut avoir moins de crise, mais spontanément, si on ne fait rien, la maladie ne disparait pas, mais comme elle est bénigne, en soi, cela n’a pas de critère de gravité, on ne va pas se baser, si on peut prendre quelqu’un en charge, on ne va pas se baser sur ce qui peut se passer peut être plus tard, mais sur la gêne au présent.

Est-ce que les bains de siège sont conseillés ? Mais ce n’est pas moi qui l’ait posé la question, ne regardez pas comme ça, non, mais c’est incroyable.

Dr Philippe Godeberge : cela m’a échappé, je suis désolé, mais c’est vrai que, alors, les bains de siège c’est un grand classique, mais cela va traiter la pathologie dermatologique et dans votre animation, vous avez très bien montré que c’est une pathologie dégénérative qui est plutôt intra-canalaire, donc, le bain de siège, cela n’a pas d’intérêt.

Vous aviez essayé des petits moyens, des pommades, des choses comme cela ?

Noel : Oui, mais à part la joie de …, cela ne sert à rien quoi, je veux dire, la pommade, le bain de siège, on a essayé aussi, cela soulage sur le moment, en mettant de l’eau très fraiche, pourquoi pas du glaçon, mais cela soulage sur le moment, mais cela ne résout rien quoi, pour ma part.

Dr Philippe Godeberge : c’est-à-dire que les processus physiologiques qui vont lutter contre l’inflammation, l’œdème, la, qui est responsable de la gêne, ils sont calibrés pour fonctionner à notre température, grosso modo, 37°. Si vous appliquez de l’eau froide ou pire, un glaçon, au final c’est vrai, comme vous le dites très bien, il y a un effet ponctuel astringent, qui fait que, cela soulage quelques instants, mais cela entraine un traumatisme thermique et donc en faite, vous auto-rentretenez donc le coup du glaçon, du produit froid ou de l’eau très froide, mais à l’inverse l’eau très chaude, ce n’est pas une bonne idée.

On nous demande dans quel cas il faut opérer ? On va commencer par regarder un premier type de d’opération Benoit.

Alors pour calmer les crises hémorroïdaires, on peut poser donc un élastique, le médecin utilise un anneau qu’il place à la base du paquet hémorroïdaire. L’élastique qui en réduisant la circulation du sang va provoquer un nécrose des tissus avec élimination de l’hémorroïde en une semaine. Voyez le reportage d’Emmanuel Bonzé et Yvannah.

Attention, ce sont des images de chirurgie à l’endroit un tout petit peu délicat.

X : Creusez le dos Monsieur.
Y : Cela fait 6 ans que ce patient souffre d’importantes hémorroïdes, les différents médicaments et les traitements infra-rouge n’ont pas suffit à l’en débarrasser, on lui a donc proposé une autre méthode, la ligature.
X : Voilà, ce Monsieur, il a des hémorroïdes internes qui sont grosses et ces grosses hémorroïdes internes, bien, le gênent lorsqu’il va à la selle, c’est là qu’elle sorte dehors, il est obligé de les remettre au doigt après la défécation, alors, on va, donc aujourd’hui, fixer ces hémorroïdes, les remonter au-dessus pour qu’il ne soit plus gêné après la selle.
Y : L’objectif de ce traitement instrumental est d’aspirer un peu de muqueuse à l’intérieur du canal anal puis de la ligaturer à l’aide d’un élastique. Résultat, une petite plaie va se former, qui en cicatrisant, fera remonter les hémorroïdes.
X : En faite, sa muqueuse est aspirée et rentre dans le tube, lorsque la muqueuse est rentrée dans le tube, je libère mon élastique à la base de la muqueuse. Est-ce que vous allez mal Monsieur ?
Le patient : Non.
X : Voilà, donc on voit une petite boule à l’intérieur, qui devient bleutée, c’est la muqueuse que j’ai aspirée et que j’ai strangulé en mettant un élastique à sa base. Ce petit bout de chair va tomber dans 7 à 15 jours et en tombant, cela va créer une plaie et cette plaie en cicatrisant va faire remonter le tissu hémorroïdaire et donc bloquer, fixer les hémorroïdes à leurs positions normales, à l’intérieur du canal anal.
Y : Le geste a l’avantage d’être relativement simple, rapide et indolore. Dans quelques minutes, le patient va pouvoir reprendre le court de sa journée.
X : Il faut faire en sorte des selles, je dirais, moule et moelle, il faut être pragmatique et donc, pour cela vous mangez beaucoup de fibres alimentaires, ce sont surtout les légumes sec et les légumes sec qui sont les plus riches en fibre et vous prenez ce que je vous ai prescrit si jamais les selles sont dures.
Y : Douleur, fièvre, saignement ou difficulté à uriner sont les quelques complications possibles, mais elles sont rares.
X : Les traitements instrumentaux ont 80% d’efficacités, cela donne sur 8cas/10, on n’aura pas à opérer le patient et avec un simple traitement en consultation, on va régler le problème hémorroïdaire, soit le saignement, soit le prolapsus, c’est la sortie des hémorroïdes.
Y : Les morceaux de chair ligaturés partiront avec les selles d’ici une quinzaine de jours, il faudra compter plus d’un mois la cicatrisation complète des plaies.

Retour plateau :

Alors, on revient à la question, donc, posée dans quel cas il faut opérer, à partir de quand on décide que vraiment une intervention est nécessaire ?

Dr Philippe Godeberge : La décision opératoire, elle n’est pas que le faite de l’opérateur, c’est vraiment le type de situation où un dialogue entre celui qui a les symptômes et celui qui propose une solution, en face, va décider ce que l’on peut proposer, parce qu’il y a une hiérarchie dans les traitements, on a parlé tout à l’heure du régime, ensuite, cela, cela fait grosso modo 50 à 60% des traitements, vous avez ensuite 20 à 30% des traitements, qui relèvent effectivement de simples instrumentations, donc ce n’est pas complètement de la chirurgie puisque cela se fait en ambulatoire, dans un cabinet de consultation, de type ligature et élastique pour ré ascensionner, repositionner dans le canal anal la ligature, et puis quand les hémorroïdes, et puis quand, vraiment, on se résout de la, de constater qu’on n’y est pas arrivé, on peut proposer une chirurgie, mais souvent les patients nous posent la question : mais est-ce qu’il faut que je me fasse opérer ? Mais non, il ne faut pas, il n’y a ni urgence, ni obligation, mais en face de votre problème, je n’ai que cela comme solution et à ce moment là, on en discute.

Vous n’étiez pas très tenté par la chirurgie hein ?

Noel : Pas du tout.

Parce que vous avez un frère qui a été opéré.

Noel : Oui, un frère et d’autres personnes autour de moi et donc, il faut se replacer aussi dans le contexte des années 60.

Oui.

Noel : Cela fait un bon bout de temps. J’ai vu les gens, mon frère en particulier, tellement souffrir pendant 3 à 4 semaines.

Après l’opération oui.

Noel : Donc, ce n’était pas très incitatif quoi, la souffrance ultime étant

Non.

Noel : d’aller à la selle, on vient de se faire opérer.

Bien sûr.

Noel : Donc euh !

Mais l’élastique, vous aviez fait cela ?

Noel : Ah, j’ai adoré, oui.

Ah, vous avez adoré ?

Noel : Oui, oui. Disant que, non.

Noel : Quelques années plus tard, bon, je montais à Paris avec mes hémorroïdes, dans ma valise, et mon généraliste à Paris, il m’a dit : Tiens, il y a une nouvelle technique qui est pratiquée à l’hôpital qui est l’élastique avec azote liquide, j’ai compris que cela ne se faisait plus et donc, c’est ce que, c’est le reportage qu’on vient de voir.

D’accord.

Dr Philippe Godeberge : C’est tout à fait vrai.

Noel : C’est tout à fait cela, avec en plus un petit gicle l’azote et un toubib qui était très drôle et que beaucoup d’humours à l’époque.

Celui-là, cela, cela aide.

Noel : Cela, cela aide oui.

Et l’azote ?

Dr Philippe Godeberge : Alors, c’est une variante de ce qu’on a vu, que l’on fait, qu’on a fait pendant un certain temps, c’est-à-dire que la ligature-élastique, une fois qu’on a fait cette espèce de petite boule qui permet de remonter comme cela l’hémorroïde intérieure pour accélérer sa destruction et sa nécrose, on applique une criode qui refroidit par l’azote liquide, mais en faite, on s’est aperçu, on s’est aperçu que si on laissait faire mère nature, finalement c’était aussi bien et cela n’augmentait pas la performance du geste. Il y a juste un petit bémol, parce que vous insistez beaucoup sur la douleur postopératoire, qui est exacte, si quelqu’un veut se faire opérer et il qu’il le dit à un ami, on trouvera toujours un bon copain pour lui décrire l’apocalypse, et c’est, ce n’est plus tout à fait vrai que cela.

Il parle des années 60 hein !

Noel : Oui.

Dr Philippe Godeberge : C’est vraie qu’actuellement, on a des techniques qui permettent de très significativement diminuer la douleur, dans la majorité des cas, je n’ai malheureusement pas dit dans la totalité, parce que.

La méthode de Longo par exemple.

Dr Philippe Godeberge : Voilà, il y a la méthode Longo.

Stop, arrêtez-vous… Reportage, on va regarder cela tout de suite. Une des techniques opératoires effectivement, c’est la méthode de Longo, qui permet de réduire les hémorroïdes en les remontant dans le canal anal. Effectivement, cette intervention minimise les douleurs postopératoires, voyez ce reportage de Géraldine et Éliane.
Encore plus attention, c’est encore plus de la chirurgie, toujours dans la même zone.

X : Il s’agit d’un patient qui a des hémorroïdes qui s’extériorisent lorsqu’il va aux toilettes, ce qui entraine une gêne pour l’essuyage. Ce n’est pas trop volumineux, les hémorroïdes sont complètements réintégrables, puisque ce qu’on traite, ce sont les hémorroïdes internes, ce qui est un peu bleuté, on voit ce qui sort.
Y : Et ces hémorroïdes peuvent donc être traités par une technique interne, elles aussi, la technique de Longo.
X : L’intervention de Longo, c’est une intervention qui ne retire pas les hémorroïdes, qui les refixent en position normale dans le canal anal pour qu’elles ne s’extériorisent plus en allant à la selle, en retirant une collerette de muqueuse, au niveau du bas rectum, juste au-dessus des hémorroïdes.
Y : Cette intervention est réalisée grâce à cette pince un peu impressionnante.
X : Donc la pince, qui est composée de 2 parties, cette partie qui s’appelle l’enclume et cette partie, qui est une pince coupante, à l’intérieur, il y a des agrafes, qui permettent, une fois qu’on a coupé la muqueuse, d’éviter que cela saigne et de faire l’hémostase. Donc l’intervention, cela commence par une dilatation douce, pour pouvoir introduire le dispositif qui va permettre de faire l’agrafage.
Y : La première étape consiste à repositionner correctement les hémorroïdes.
X : Il faut bien que les hémorroïdes soient bien réintégrer dans le canal anal. Les hémorroïdes, elles sont là et donc, le principe, c’est de retirer une bandelette de muqueuse rectale, juste au-dessus, pour suspendre les hémorroïdes et les réintégrer, les refixer dans le canal anal.
Y : Il faut d’abord installer un fil qui va délimiter la zone à retirer.
X : On est en train de confectionner ce qu’on appelle une bourse muqueuse, qui va permettre de tracter la muqueuse rectale dans la pince.
Y : Puis la première partie du dispositif, l’enclume est mise en place juste au-dessus de cette bourse, comme on le voit sur cette animation, l’extrémité du fil est fixée dessus pour faire ensuite venir la muqueuse à retirer, à l’intérieur de la pince qui est tout de suite insérée par le chirurgien.
X : Donc là, on solidarise les 2 éléments de la pince et on agrafe. Ces agrafes disparaissent avec le temps, elles peuvent mettre longtemps avant de tomber, toutes, parfois, on peut en retrouver jusqu’à 1 an après l’intervention chirurgicale et elles tombent toutes seules, elles ne restent pas en place. La cicatrisation est rapide, cela se fait en un mois à peu près.
Y : Cette cicatrisation doit simplement être facilitée par laxatif pour adoucir le passage des selles au niveau des agrafes et en tout cas, d’emblé, il n’y a aucun saignement au retrait du dispositif, l’intervention est terminée.
X : Là, on voit bien que les hémorroïdes sont réintégrées, donc il reste juste ces petits reliefs cutanés, là, qui gênait le patient pour faire sa toilette, cela donc, on va l’enlever pour qu’il ne soit pas gêné.
Y : Et comme il n’y a aucune plaie, le patient n’a pas besoin de soin postopératoire particulier et peut rentrer chez lui, le jour même.

Retour plateau :

Alors, c’est incroyable, il peut rentrer chez lui le jour même.

Dr Philippe Godeberge : Oui, l’évolution, par exemple au moment où vous vous êtes fait opérer, on a été qu’à 90%, enfin à la même époque, quand on opérait, 90% des patients ont été hospitalisés, 2, 3, 4 jours, voir dans certaines institutions plus longtemps et maintenant, je vois à l’institut Montsouris ou même en privé, on est à 90% d’ambulatoires. Les gens rentrent le matin, ressortent le soir, s’ils répondent aux critères hein, il faut qu’ils n’aient pas d’anticoagulant, qu’ils aient l’âge, qu’ils ne s’habitent pas trop loin, mais…

Avec quel type d’anesthésie ?

Dr Philippe Godeberge : Alors, pour l’ambulatoires, le plus simple, c’est un anesthésie général en faite, oui. Parce que c’est quelque chose qui est très facile, qui est plus facile à manipuler, si on fait une anesthésie locale, comme un équivalent de péridurale pour les accouchements, la reprise de l’anesthésie peut gêner, enfin, la durée de l’anesthésie peut gêner la marche et pour rentrer chez soi, il faudra marcher.

D’accord.

Noel vous, une fois que vous avez eu votre petit intervention avec les elastiques.

Noel : 6, oui, 6 interventions.

Mais ensuite plus rien ?

Noel : Plus rien.

Aucun problème ?

Noel : Sans que je suis allé directement au travail. Même étant fonctionnaire, vous voyez, j’ai ce mérite. Voilà, merci. Et j’ai du rentrer à la maison, c’était trop douloureux et le lendemain, j’étais au boulot quoi. C’était terminé.

Vous n’avez plus jamais entendu parler ?

Noel : Plus jamais à en parler et la meilleure preuve, c’est que 3 semaines après, je suis parti dans le Devon avec des amis, en Angleterre, faire du vélo.

Noel : Sans douleur.

C’est effectivement un message à faire passer.

Noel : avec selles, mais…

Il faut aller consulter, parce qu’on peut faire quelque chose hein.

Les hémorroïdes peuvent-elles récidiver après l’opération ? Quelque soit les opérations ?

Dr Philippe Godeberge : Alors, quelque soit la technique, la réponse, c’est oui, bien sûr. Alors, les facteurs de risque, ce sont les gens qui sont, il y a une imperfection technique, ce qui n’arrive jamais bien sûr. Il peut y avoir des hémorroïdes, dont le volume est tel, que là, on est obligé d’y repasser, on sauve les meubles, mais on essai de, compte tenu de la situation un peu tardive. Et puis, les gens qui ont des habitudes hygiéno-diététiques qui favorisent la récidive, il y a des gens qui restent extrêmement longtemps aux toilettes, qui lisent, ou qui font du sudoku, du jeu de mots, donc qui font le, ou qui restent constipé et qui font des efforts défécatoires très important, cela, c’est vrai que c’est un facteur de récidive, il vaut mieux avoir une hygiène défécatoire plus confortable.

Ces mots sont très bien choisis. J’ai lu que les hémorroïdes contribuaient à la fermeture de l’anus. Auquel cas l’opération n’est-elle pas handicapante ?

Dr Philippe Godeberge : C’est une très bonne remarque, cela prouve que votre message est bien passé. Et bien, effectivement, si vous fermez un cercle, quoi qu’il se passe, au bout du compte, vous conserver un centre, l’intérêt des plexus hémorroïdaires, c’est qu’ils peuvent s’emboiter les uns dans les autres et fermer finement le canal. Heureusement, on est surdimensionné par rapport à cela, et donc, comme on a de la marge, on peut enlever ces hémorroïdes, qui de toute façon, ne remplissent plus bien ce rôle, parce que si on les opère, c’est qu’elles sont devenues volumineuses, extériorisées et qu’elles ne sont plus en position physiologique. Comme, on n’enlève pas 100% des hémorroïdes, parce qu’il n’y en a pas besoin, elles sont comme vous l’avez dit un peu en paquet, ce qui reste est suffisant, mais dans le rapport bénéfice-risque, il y a effectivement cette discussion avec le patient et par exemple, une femme qui a déjà été opérée, qui a eu plusieurs accouchements, avec des enfants de gros poids, de temps en temps, peut accepter une imperfection dans le résultat pour ne par aggraver le risque de, enfin, augmenter le risque de séquelle et notamment, des petits trous de continence parce qu’on dit qu’il y a un risque de trous de continence.

Noel : Oui.

Dr Philippe Godeberge : après ces interventions, il est d’une part rare et puis, ce n’est pas la chaise percée de Louis XIV, c’est un gaz qui s’en va un peu facilement, un petit suintement et par exemple, si c’est quelqu’un qui en saignant, ce n’est pas possible d’avoir ce genre de trouble, enfin, pour beaucoup de gens, mais il y a des signes, il y a des professions où on se retrouve dans une situation où c’est ingérable socialement.

Les pertes sanguines liées aux hémorroïdes peuvent-elle être dangereuses ?

Dr Philippe Godeberge : Ce qui est dangereux, c’est l’erreur diagnostique. C’est de rapporter aux hémorroïdes un saignement qui est en faite lié à un polype ou à un cancer du rectum ou du colon. Donc, ormis les cas évident, 20 ans, pas d’antécédent ou saignement, il faut qu’à un moment ou à un autre les gens aillent posé la question à leur médecin.

D’accord.

Dr Philippe Godeberge : Qui décidera, souvent, de ne rien faire parce que l’analyse peut suffire, mais dans un certain nombre de cas, il faut les examens, impérativement pour éliminer un cancer colon-rectale. Alors, ce n’est pas le saignement hémorroïdaire qui est dangereux, c’est l’erreur diagnostique.

Pauline a eu des hémorroïdes depuis son accouchement, est-ce qu’elles vont disparaitre spontanément et au bout de combien de temps ?

Dr Philippe Godeberge : Et bien, beaucoup de femmes débutent leurs maladies hémorroïdaires au décours de l’accouchement, par forcément du premier, du deuxième, à un moment ou à un autre et elles rentrent dans la maladie hémorroïdaire à cette occasion-là. Et là, tout est possible, mais en général, cela ne rentre pas dans l’ordre.

Donc, d’accord.

L’opération des personnes qui ont souvent des hémorroïdes doivent-elles éviter de faire du sport ?

Dr Philippe Godeberge : Il n’y a aucun lien, il n’y au aucune raison de faire du sport. Simplement, en pleine crise d’hémorroïde, il y a des sports qui sont un peu plus compliqués, le VTT ou l’équitation, en pleine crise, c’est plus difficile, mais ce n’est pas cela qui donne des hémorroïdes.

D’accord. On n’a pas écouté.

Et Noel a repris le vélo, lui.

Noel : Oui.

On n’a pas dit un mot sur les crèmes, elles ont un intérêt, aucun intérêt ?

Dr Philippe Godeberge : Les crèmes ont comme intérêt de contourner le symptôme, ne guérissent rien et facilite la sortie, donc, cela a un intérêt ponctuellement et lorsque les symptômes sont inter-mi-temps, cela peut suffire.

Merci beaucoup.

Merci (Noel) pour votre témoignage.

Et merci pour vos termes si bien choisis. Merci beaucoup Noel d’être venu et d’avoir fait passer un message d’optimisme.

N’hésitez pas à commenter ci-dessous si vous avez un point de vue ou témoignage à partager.

Sachez aussi qu’il existe une Méthode 100% Naturelle pour Soulager les Hémorroïdes

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